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12 novembre 2009, par Laurent Margantin
Singulier silence. Tandis que les médias ne cessent depuis plusieurs jours d’évoquer la polémique autour des propos tenus par Marie Ndiaye dans une interview l’été dernier, les intellectuels ou ceux qui se prétendent tels se taisent. Quelques-uns sont choqués par l’appel d’un député à un prétendu « devoir de réserve » que devrait observer la lauréate du prix Goncourt, parmi eux on trouve (…)
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22 janvier 2007, par Laurent Margantin
11.
Il n’est pas contre le savoir, il déteste seulement les apparats et les cérémonies qui lui sont liés.
Il aimerait un savoir dégagé de la vie collective - mais serait-ce encore un savoir ?
Il voudrait être absolument isolé de tous les autres hommes pour pouvoir mieux voir, mieux sentir, mieux réfléchir.
De cela on s’en est rendu compte très tôt d’ailleurs, le laissant à l’écart, (…)
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22 novembre 2009, par Laurent Margantin
Ainsi s’achèverait la folie 807, par un baroud d’honneur du Maître Eric Chevillard qui avait initié le mouvement par le fameux aphorisme : J’ai compté 807 brins d’herbe, puis je me suis arrêté. La pelouse était vaste encore ?
Très estimé professeur, je viens par la présente solliciter de votre bienveillance ma réadmission dans le pavillon des aliénés que vous dirigez et que je n’aurais (…)
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18 janvier 2008, par Laurent Margantin
1968 : L’ Œuvre au noir, de Marguerite Yourcenar
1969 : Vendredi ou les limbes du Pacifique, de Michel Tournier
1970 : La Presqu’ île, de Julien Gracq
1972 : Sol absolu, de Lorand Gaspar
1973 : Cosmos (traduction française) de Witold Gombrowicz
1978 : L’ absolu littéraire. Théorie de la littérature du romantisme allemand, par Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy
1979 : (…)
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6 septembre 2009, par Laurent Margantin
3.
Arracher un segment, un moment se pourrait, est toujours possible, comme cette chasse imaginaire (celle où le gibier est cherché, pisté, lancé, mais où on ne le tire pas) à ses côtés, partis dans les champs et forêts - l’espace à décrire alors au-dessus du hameau, le vent froid, l’au-delà des lieux habités -, les deux chiens avec nous,
lui sans son fusil lorsque moi et mon frère nous (…)
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23 octobre 2006, par Laurent Margantin
8.
Qui, dans l’enfance, arpente régulièrement le même pays, la même région, le même coin de terre, se crée naturellement une quantité de repères qu’il répertorie à chaque retour. Rituel obligé, instinctif, qui fait que l’intelligence devient vite routinière, à la recherche, bientôt étendue à tous les domaines de la vie, du Même. La peur que la source soit souillée, l’origine salie, croît (…)
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21 mai 2003, par Laurent Margantin
Dieu est mort, mais pas le Christ : il reparaît un beau jour dans une vallée perdue du Mexique, dans la grande misère de la sierra, vieilli, désabusé, avec deux mille ans de vie urbaine sur les épaules et dans l’âme. Dans la montagne, il retrouve Marie ou " Ascension ", vieillie elle aussi, mais toujours la bonté incarnée. On extrapole, mais c’est à peu près le message subliminal du film, qui (…)
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10 novembre 2014, par Laurent Margantin
La Revue des ressources m’a donné carte blanche dans le cadre de la parution de mon récit Aux îles Kerguelen, et je remercie Robin Hunzinger, directeur de la publication.
Ce récit, c’est d’abord un carnet de voyage composé sur un blog, avec tout ce que permet cet outil d’écriture : mise en ligne de photos et de vidéos notamment. Pendant la composition de ce que j’appelle le blogbook, le (…)
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30 août 2009, par Laurent Margantin
On a un étrange sentiment en feuilletant l’ouvrage 42, rue Fontaine. C’est à la fois une douleur et un émerveillement. Douleur devant ce qui a été dispersé, et de quelle façon - avec la brutalité d’une civilisation « moderne », brutalité sophistiquée, manipulant les armes de l’argent et du cynisme. Emerveillement devant ce que la photographie d’Ehrmann et les mots de Gracq conservent, pour (…)
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6 septembre 2009, par Laurent Margantin
1.
L’enfance, pays idéal. Tellement idéal que tout poète, tout écrivain se projette vers elle comme vers l’Eden. Même le moins naïf, le plus incisif, le plus lucide donc, y retourne avec un visible bonheur. Retourner en enfance, c’est immanquablement trouver sa lignée et sa ligne, sa voie, son destin.
Tout part de la racine, y revenir c’est s’assurer de la croissance de l’arbre, de son (…)